Soutien à RTSreligion : où en sommes-nous en 2017 ?


Un an après la mobilisation pour soutenir RTSreligion, une pétition avec plus de 25 000 signatures et des mois de négociation avec la direction de la RTS, il est temps de faire le point, à l’intention de toutes celles et tous ceux qui ont dit leur attachement au travail de RTSreligion. Michel Kocher et Bernard Litzler ont répondu aux questions de Jean-François Mayer, représentant du comité de soutien.

« Au tout début, quand on nous a annoncé la suppression des magazines, nous avons pensé que nous n'allions pas survivre », se souvient Michel Kocher. « Entre novembre 2015 et juin 2016, nous sommes un peu passés par tous les états d'âme », ajoute Bernard Litzler. « Nous n’arrivions pas à comprendre cette mise à l'écart, alors que la pertinence de nos productions était avérée. Petit à petit, avec la mise en place de la pétition qui a atteint des sommets inespérés, le moral est remonté. »

La pétition n’est pas seulement venue réconforter une équipe frappée de plein fouet par des coupures budgétaires excessives. Les directeurs de Médias pro et de Cath-Info sont persuadés qu’elle a joué un rôle pour trouver une issue acceptable et permettant à RTSreligion de poursuivre son travail d’information et d’analyse de qualité.

« On ne nous a pas dit que des concessions étaient faites parce qu'il y avait des signatures. Mais nous savons que les signatures de cette pétition représentent un poids réel », explique Michel Kocher en exprimant la « très grande reconnaissance » de RTSreligion envers tous les signataires. Bernard Litzler complète : « La pétition a réellement été un socle sur lequel s'appuyer pour entrer en négociation. Nous n'étions pas seulement la voix des Églises, mais aussi la voix du public. »

Si l’atmosphère des négociations a été bonne, ces négociations n’ont pas été pour autant faciles, en raison du mandat strict donné par la direction de la RTS à ses négociateurs. Quand aux résultats, ils satisfont Michel Kocher et Bernard Litzler, malgré le regret de certaines pertes. C’est un mélange du maintien d’offres en même temps que la disparition ou le changement d’autres « produits » de RTSreligion.

La télévision a été particulièrement touchée, car c’est un média plus coûteux, et donc celui dans le cadre duquel il était possible de réaliser des économies. Le magazine Faut pas croire a été maintenu, tandis que Dieu sait quoi a disparu. En revanche, les messes et cultes télévisés produits en Suisse romande sont passés de douze à deux seulement. Mais les messes et cultes radiophoniques sont maintenus. Des expériences de streaming sont en cours pour permettre une retransmission vidéo (certes de qualité plus modeste) de cultes radiodiffusés (voir www.celebrer.ch) de de messes radiodiffusées (voir www.cath.ch).

La plupart des magazines ont pu être maintenus ou proposés sous une nouvelle forme. La convention adaptée reconduite avec la RTS inclut la présence de RTSreligion sur Internet (le portail thématique RTSreligion.ch), développée depuis 2014, qui ouvre de nouvelles possibilités pour l’avenir.

Si les temps de travail de certains collaborateurs ont été légèrement comprimés, en revanche, il a été possible de réduire les licenciements à une seule personne. Grâce à l’accord finalement trouvé et à la motivation de l’équipe de RTSreligion, une offre d’information unique en son genre sur les religions et les spiritualités a ainsi pu être maintenue, même si elle s’appuie sur des effectifs modestes.

« Grosso modo, notre partenariat sort indemne de cette crise », estime Michel Kocher. Aujourd’hui, « nous sommes fragilisés parce que nous disposons de moins de moyens et de moins d'argent pour nos émissions, mais renforcés parce que ce que nous faisons a été reconnu par l'extérieur, mais aussi à l'interne. »

« C'est un bon accord que nous avons obtenu », résume Bernard Litzler. La vigilance doit cependant se maintenir, avec les débats qui s’annoncent à l’échelle fédérale autour du service public et du mandat de la RTS.

 

La semaine de RTSreligion aujourd’hui :
« Babel » : Espace 2, dim, 11h00
« Hautes fréquences » La Première, dim, 19h00
« Chronique de RTSreligion » La Première, lun-ven, 6h28
« Messe » Espace 2, dim, 9h00
« Culte » Espace 2, dim, 10h00
« Faut pas croire » RTSUn, sam, 13h20 – RTSDeux, dim 18h25, mar 10h55, ven 15h05

 

La version complète de l’entretien est accessible en ligne pour ceux qui le désirent à l’URL : www.orbis.info/2017/03/rtsreligion-le-point-sur-la-situation

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